Né à Lubumbashi, Gency Stan de son vrai nom Gency Nkulu, est artiste – musicien. Il s’illustre dans les rythmes acoustiques folk. Jonglant entre son métier de graphiste et sa passion dans laquelle il aimerait faire carrière, Gency s’est produit sur de nombreuses scènes dans sa ville natale. Il a même participé à l’édition 2015 du concours national de jeunes talents «Vodacom Best of The Best». La rédaction de Buzzz l’a rencontré pour parler de ses influences, de son prochain album Jambo et des diffcultés d’allier deux métiers à la fois.

Qui est Gency Stan?

Je suis chanteur, auteur-compositeur et interprète. Folk et acoustique sont les répertoires dans lesquels je me sens le mieux, mais j’ai aussi fait du gospel pendant un certain temps. Ma voix s’est formée à toutes ces influences et maintenant, c’est la soul qui s’y associe.

Parle-nous de ton parcours?

J’ai baigné dans la musique dès le plus jeune âge. Mon père était guitariste et ma mère chantait : ils se sont d’ailleurs rencontrés à la chorale. Mon oncle jouait de la basse et du piano et j’ai commencé par apprendre le piano avec lui et j’ai ensuite migré vers la guitare, mais tout ce que je savais faire c’était casser les cordes (rires). Je ne prévoyais pourtant pas devenir musicien. Je voulais être militaire comme bon nombre de membres de ma famille. Mon père souhaitait que je sois médecin et du coup je me suis dit que j’allais devenir médecin dans l’armée. La musique, c’était avant tout un loisir.

Tu sors ton premier album cette année, quels sont les thèmes, influences, etc. ?

Oui, cette année je sors mon premier album Jambo qui sera précédé par un single. Il comportera 10 titres. J’ai choisi le nom Jambo, qui veut dire « bonjour » en swahili, car pour moi avant de dire quoi que ce soit à quelqu’un il faut commencer par lui dire bonjour.

Ce mot représente aussi la chaleur humaine.Je commence par Jambo et j’enchaine avec Kwetu pour me présenter et parler d’où je viens et de mon enfance. Je traite de sujets très divers comme l’histoire du Congo, la souffrance, l’amour et le besoin de croire qui semble très important pour le peuple congolais. C’est un peu ça l’idée de l’album.

En dehors de la musique, tu es également graphiste, comment concilies-tu les deux? 

Je n’essaie pas de séparer l’artiste du graphiste. Cela me permet aussi de m’exprimer en manipulant les formes et les couleurs ; elles ont un message à donner. Le petit souci, c’est que je ne suis pas graphiste indépendant. Je suis soumis à un horaire de travail que je dois respecter. Ce n’est donc pas toujours facile, mais avec un peu d’organisation, j’y arrive. La musique ne me permet pas encore de vivre correctement et il faut payer les factures en fn de mois…

Et en attendant l’album, où peut-on retrouver ta musique? 

J’ai quelques séquences sur Soundcloud et YouTube. Je suis en train de réfléchir avec mon équipe quant à la possibilité de nous retrouver sur d’autres plateformes plus en vogue.

Brigitte Mbaz pour Buzzz Magazine


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