Tête d’affiche de la quatrième édition de Red One, le festival kinois des cultures urbaines, Ya Levis, l’auteur du tube « Katshua » a consacré un moment à Buzzz. Interview.

L’artiste congolais évoluant sur la scène musicale française depuis près de dix ans intègre le groupe de son grand frère jusqu’en 2012. Il se lance par la suite dans une carrière solo. Il se fera remarquer en 2013 lors d’un concert par le label MCP Group. Il travaillera avec ce label pour produire son premier single « Canoë Kayak ». D’autres tubes suivront tels que « Mokolo Ya Amour » qui est un succès avec plus de 700 000 vues, ainsi que « Je t’emmènerai » qui atteindra 300 000 vues en moins d’un mois.

 

Buzzz : Bonjour Ya Levis, bienvenue au pays 20 ans après. Quelle est votre impression ?

Ya Levis : Franche66484750_406636599969650_8446947574833094677_n.jpgment, je suis très heureux, non seulement pour le concert, mais aussi pour retrouver mon peuple. Voir qu’on m’attendait vraiment, ça fait plaisir !

Buzzz : Surpris ?

Ya Levis : Très surpris !

Buzzz : Les gens ont tendance à te comparer à Fallly, musicalement parlant…

Ya Levis : Oui, c’est vrai… Mais ma musique, c’est du pur Ya Levis… Avec des sonorités musicales congolaises à la guitare, ma touche perso et un mélange de R’nB.

Buzzz : Tu travailles avec Peggy Tabu, qui a signé deux de tes chansons, comment s’est fait la rencontre ?

Ya Levis : Simplement et rapidement… Je l’ai contacté par internet sans savoir qu’il aimait mon travail pour lui proposer une collaboration. J’aime beaucoup ce qu’il fait ! Du coup, on a pu échanger par mail et, ensuite, cela s’est fait tout seul.

Buzzz : Peut-on connaître le secret de « Katshua » ?

Ya Levis : Il n’y a pas vraiment de secret ! La seule chose est que j’adore importer des instruments utilisés dans la rumba des années 80, 90… comme de la trompette ou de la clarinette. Des instruments qu’on n’entend plus trop actuellement. Je me suis dit : pourquoi ne pas mélanger ?  C’est ça qui a fait Katshua.

Buzzz : Ça veut dire quoi « Katshua » ?

Ya Levis : (rire) En fait, je ne savais pas ce que cela signifiait, j’ai dû demander à mes parents. Ça veut dire « mourir pour une personne ou une chose… », mais on l’utilise très rarement…

Buzzz : Je vois que vous êtes fan de tatouages, vous en avez combien ?

Ya Levis : (rire) Pour l’instant, je n’en ai que quatre. Deux sur le cou, un au niveau des épaules et sur le bras.

Buzzz : Qu’est-ce que tu n’aimes pas dans le monde musical ?

Ya Levis : L’absence d’union, surtout entre artistes congolais. Parce que si on se serrait un peu plus les coudes, on irait plus loin.

Buzzz : Comment vous voyez vous dans vingt ans ?

Ya Levis : Ce que j’ai comme projet si Dieu me fait grâce, j’aimerais monter un grand label pour pouvoir donner leur chance à ceux de mon pays, et même d’ailleurs. Il y a tellement de talents ici au Congo, mais il n’y a pas assez de productions ni de labels qui mettent des artistes en avant.

Buzzz : On a parlé de pas mal de choses sauf du privé…

Ya Levis : Vous voulez savoir si je suis en couple ou pas (rires)

Buzzz : Alors l’êtes-vous ou pas ?

Ya Levis : Je suis célibataire

Buzzz : Serait-ce un appel à candidatures ?

Ya Levis : (rires)

Le premier album solo de Ya Levis « EL MAYALOVE » où l’on retrouve des titres comme « Katshua », « Dis-lui », « Sale » signé Pegguy Tabu et « Penzi » en duo avec Diamond Platnumz est sorti le 28 juin sur toutes les plates-formes musicales en ligne.


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