Qui se souvient encore du monde d’avant? Celui où on s’embrassait sans complexes, on se tombait dans les bras, on sautait dans un avion en contribuant à dégrader la planète avec les émissions carbone de nos voyages du bout de la Terre. Je suis défenseuse de l’environnement et j’achetais du Makala sur le bord des routes. La liste est longue, je vais vous faire la démonstration que nous avons tout entre nos mains : les idées, les initiatives, les énergies et la volonté de faire de notre pays une grande nation d’entrepreneurs, de créateurs d’espoirs et de solidarité.

Ici au Congo, le « monde d’après » peut s’incarner dans une économie circulaire qui nous reliera les uns aux autres, soutiendra nos producteurs locaux et stimulera l’agriculture de la province, en boostant une image enfin positive de notre pays. J’espère que 61 ans après, nous, les maîtres du temps et artisans du changement, nous conjuguerons au passé ce « monde d’avant ». Allez, viens, je t’emmène dans « Le Monde d’après » !

RÉSEAUX SOCIAUX

Mon monde d’avant Je divisais les réseaux sociaux en deux catégories. Un média pour les malveillants qui l’utilisent pour profaner toutes les abominations qu’ils n’auraient jamais le courage de dire « face à face ». Un média pour ceux qui imaginent que les photos de leurs assiettes de foufou ou de mitchopo captivent la toile.

Ce que la pandémie m’a appris

J’ai réalisé que les réseaux sociaux sont surtout utiles pour rester connectés à mes proches à travers la planète, mais surtout à l’actualité forte comme le #BlackLivesMatter.

Mon monde d’après

Pendant cinq mois où nous étions en mode « état d’urgence », j’ai compris que les réseaux sociaux pouvaient surtout servir à nous mobiliser pour une société plus juste et plus bienveillante. J’ai appris à faire le tri entre info et infox et j’essaye de couper ce cordon ombilical qui me relie à mon iPhone… pour revenir aux fondamentaux d’un monde plus réel.

VIE SOCIALE

Mon monde d’avant

J’embrassais n’importe qui, n’importe quand. On se sautait dans les bras, on buvait dans la même bouteille en PET.

Ce que la pandémie m’a appris

J’ai découvert que mon inconscience ou mon égoïsme peut être dangereux pour l’Autre. Je fais attention à ce et ceux qui peut me rendre malade.

Mon monde d’après

J’ai appris à mettre davantage l’Autre au cœur de mes préoccupations. Même avec mes parents ou mes enfants, je me suis résolue à renoncer aux effusions superflues, à adopter le masque comme nouvel accessoire de style.

MES DÉPLACEMENTS

Mon monde d’avant

Mon plus grand kiff : sauter dans un avion pour un week-end à plus de 2 000 kilomètres de mon lieu d’habitation. Loin de l’idée de découvrir de nouveaux pays, faire de belles rencontres, je confesse l’ivresse que me procurait par anticipation l’achat en duty free de cosmétiques enrichis en pétrole, des cigarettes qui polluent pour pas cher mes poumons, des tee-shirts pas franchement fabriqués à côté de l’aéroport…

Ce que la pandémie m’a appris

Les allers-retours professionnels à Bruxelles de deux jours et le bout du monde en famille en low cost : c’est fini ! L’immobilité n’est pas le vide et les plus beaux voyages que nous ayons à faire sont sans aucun doute, ceux qui nous permettent de découvrir notre propre pays et… d’arpenter notre monde intérieur.

Mon monde d’après

Si la réalité de mon monde intérieur ne m’a pas tout à fait convaincue… La réalité de la relation virtuelle by Zoom avec mes problèmes de connexion a fait progresser mon niveau d’Anglais « Sorry, did you turn the micro on? We can’t hear you… ».

J’ai pris une grande résolution. Je commence à goûter ma sédentarité dans l’instant présent et de la proximité de ceux à qui je tiens. Je vais limiter mes déplacements en avion pour limiter mon impact sur ma planète.

MA BOULIMIE DE CONSOMMATION

Mon monde d’avant

Je mangeais de la viande tous les jours. Je buvais, du vin, du whisky, des sucrés en bouteille plastique. La bouteille ? Sans vergogne, direct dans le caniveau ! Je me chauffais et je cuisinais à la braise. Le goût est tellement différent, lorsqu’on s’intoxique au CO2 ! Et surtout, j’achetais des vêtements « moins » chers pour pouvoir économiser.

Ce que la pandémie m’a appris

Je savais que la santé c’est important. Mais le nombre de morts dus à ce Covid-19 m’a fait comprendre une chose importante. Oui, ce virus est directement lié à la mondialisation. Sans les trafics d’animaux sauvages sur les marchés de Wuhan, il n’y aurait pas eu de Covid ! Alors WAKE UP ! Il ne suffit plus de dire « demain, j’arrête la viande de brousse ». Demain, c’est déjà trop tard, on le fait aujourd’hui ! Et pour les vêtements, c’est pareil : plus ils viennent de loin, plus ils polluent et plus ça tue le tailleur de Kinshasa.

Mon monde d’après

BACK TO THE ROOTS! Je prends l’autre grande décision de 2020 en essayant de réduire ma consommation d’aliments et de vêtements qui ont voyagé plus de 200 kilomètres. Mais surtout, j’achète soit du gaz soit du MAKALA VERT fabriqué à base de déchets organiques. Le changement c’est maintenant !

BEAUTÉ

Mon monde d’avant

Je me lissais les cheveux, je me maquillais tous les jours et je dépensais des fortunes en faux produits de beauté dont les éclaircissants. Ce que la pandémie m’a appris Durant le « confinement », 90 % des femmes ont allégé le poids de l’apparence physique. Dans le monde, nombreuses sont les femmes qui ont abandonné leur soutiengorge. Les coiffeurs ont vu leurs clients renouer avec le style « nappy », femmes et hommes confondus. Les ventes de produits de beauté ont baissé pour des soins plus naturels.

À la rédaction de Buzzz Magazine, nous les Buzzzettes, on a essayé de passer toute une journée les poumons en liberté, en tapettes et sans maquillage. On vous le confirme, ce fut la journée la plus longue de notre vie, mais également l’une des plus riches en enseignement.

Mon monde d’après

Chez Buzzz, on va droit au but : nous revendiquons pour nous les femmes, leur liberté de s’opposer à tout ce qui ne les met pas en accord avec elles- mêmes. Nous revendiquons pour nous les femmes, leur liberté de s’opposer à tout ce qui ne les mets pas en accord avec elles-mêmes.

STYLE & FASHION

Mon monde d’avant

J’achetais tout ce qui sortait dans les magazines sans discernement, je dédiais des pièces entières à des kilomètres de rangées de chaussures que je ne portais jamais.

Ce que la pandémie m’a appris

En m’intéressant à mon monde d’après, j’ai appris qu’il y a des marques qui dédient des espaces au recyclage des vêtements et des chaussures.

Mon monde d’après

Je remets mes chaussures de sport ! J’achète des souliers issus du recyclage comme la marque Veja qui fait du neuf avec du vieux, en veillant aux matières premières de ses chaussures. Saviez-vous que la semelle de leurs baskets est composée de 20 % d’écorce de riz et de 22 % de caoutchouc naturel de l’hévéa ?

 

Bonne route vers notre Nouveau Monde ! Les #Buzzzettes de la rédaction

 


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