La DRC Mining Week a été l’occasion de découvrir l’équipe dédiée aux mines du Président Félix Tshisekedi. La représentante de la présidence à Lubumbashi était Gety Mpanu Mpanu, Directrice de cabinet adjointe en charge des Mines, de l’Energie, des Hydrocarbures, des NTIC et de la Communication.

La cinquième édition du Sultani Makutano aura lieu les 6 et 7 septembre à Kinshasa. Le club d’affaires présidé par Nicole Sulu annonce la présence de plusieurs présidents de la République, en exercice ou honoraires, de VIP internationaux et de quelque 600 participants. À l’évidence le signe d’une montée en puissance pour le « Think and do tank congolais ».

Booster la compétitivité et la croissance en RDC : Leviers innovants. C’est autour de ce menu alléchant que se réuniront au Kempinski Fleuve Hôtel les six cents auditeurs du forum international Sultani Makutano. Parmi les invités de prestige, le Président Tshisekedi ouvrira les débats en présentant sa vision pour la RDC à vingt ans. Il participera également au « closing présidentiel », qui clôturera ces deux journées, aux côtés du Président Issoufou du Niger et des Présidents honoraires Johnson Sirleaf, du Liberia et Mahama, du Ghana. 

On note aussi la présence du milliardaire français Xavier Niel, PDG de Illiad (Free télécom), celle du non moins milliardaire nigérian, Tony Elumelu, PDG de UBA connu pour ses œuvres philanthropiques à destination des jeunes entrepreneurs africains, et enfin, celle de la star du football, Samuel Eto’o. 

« S’enferrer dans un mimétisme de l’Occident n’est souhaitable ni pour la RDC ni pour l’Afrique. Il nous faut trouver des modèles de développement innovants, créatifs et appropriés à nos écosystèmes. » a déclaré Nicole Sulu, ADG du Sulu Group et fondatrice du réseau. Le défi de ce cinquième forum annuel consistera donc à identifier les filières peu ou pas explorées, avec un focus particulier sur le développement durable et les leviers de financements inédits pour l’État. Les freins qui bloquent la progression de certaines filières parmi lesquelles le « sport business » ou le marché de l’art seront également analysés. 

La question des nouvelles technologies et la numérisation de l’appareil gouvernemental sera quant à elle abordée sous l’angle de l’appropriation par les fonctionnaires. Le réseau insistant sur l’urgente nécessité de remettre le citoyen au cœur du projet. Ceci via des processus innovants favorisant son adaptation rapide aux logiques d’un État 2.0.

L’autre défi lancé par le Makutano est d’en finir avec ce que Peter Schwartz appelle la « Conférencite » africaine. On note au passage que le Président du World Economic Forum de Davos, qui a fait part de son vif intérêt pour l’action menée par le réseau congolais, interviendra par vidéo pendant ces deux jours. Pour atteindre cet objectif, Nicole Sulu convie les participants à « quitter le passionnel et à préférer chiffres, indicateurs et propositions structurées ». Une table ronde consacrée au benchmark permettra aux experts en intelligence économique d’émettre des recommandations sur ce sujet.

Parmi les temps forts de ce marathon, un panel réunissant cinq Gouverneurs congolais    marquera l’ancrage proactif du Makutano dans les territoires. « Nous avons entamé un programme de visite dans les Provinces afin de mieux comprendre le terrain et d’en tirer des enseignements. Notre tournée récente à Goma, par exemple, nous conforte dans le fait que nombre de solutions viendront de l’Intérieur », nous a précisé Nicole Sulu.      

L’épineuse question du Climat des affaires sera évidemment au programme. Le panel consacré au sujet reprendra notamment l’idée lancée il y a quelques mois par Albert Yuma, présent à ce débat, d’un « Pacte Public Privé ». On retient, pour terminer, que l’ANAPI, partenaire officiel, marque en la personne du DG Anthony Nkinzo la ferme volonté de l’Agence de voir le forum affirmer son ouverture vers les investisseurs étrangers.

Feature

Lorsqu’il débarque à Cotonou, les douaniers le reconnaissent et s’étonnent qu’il n’ait pas de bagages. « Je n’en ai pas besoin, j’habite déjà ici », répond Lionel en souriant. Et déjà, le samedi 20 juin, il tient son premier conseil des ministres.
Franck Riboud, président de Danone, entreprise où Lionel Zinsou a dirigé des filiales avait senti chez son ami une envie de retour au Bénin ; « Mais premier ministre, ça, non, je ne l’avais pas imaginé ! », Et Laurent Fabius, dont Lionel Zinsou a été la plume à Matignon de 1984 à 1986, s’avoue surpris : « Il a toujours eu le sens de l’intérêt général, mais je le voyais rester dans les affaires. »

Destin de l’oncle paternel ? Emile D. ZINSOU président du Dahomey pendant un peu plus d’une année fut renversé en décembre 1969. Trois ans plus tard, le major Mathieu KEREKOU prend le pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat. Il va débaptiser Dahomey « Bénin » et imposer un régime répressif, persécutant l’oncle Zinsou, devenu son principal opposant.

Durant ces années difficiles, Lionel, né à Paris, fréquente les lycées Buffon puis Louis-le-Grand. Son père est à Dakar, médecin attitré du président poète sénégalais Léopold S. Senghor. Sa mère, franco-suisse, est infirmière des Hôpitaux de Paris.

Empêché jusqu’en 1990 de retourner au pays pour raisons politiques, Lionel se décrit à l’époque comme un « Béninois virtuel », ce qui ne l’empêche pas d’être un Français couvert d’éloges. Laurent Fabius : « D’une grande rectitude, pense juste et écrit très bien. » Franck Riboud : « Chaque fois que je partais en voyage avec lui, je revenais plus intelligent. »

Et de son « afro-optimisme », difficile de lui trouver des ennemis. Au Bénin, ses alliés ont estimé que Lionel Zinsou qui « ne connaît pas le Bénin » a été nommé « pour parachever la vente du pays à l’impérialisme français ». Un chroniqueur le traite de « proconsul », (non Béninois), mais Lionel vit bien sa double identité : « Hier soir, je me baladais dans Cotonou avec mon chapeau yoruba, rien ne me sépare d’un Yoruba de Lagos. J’ai étudié en France et en Grande-Bretagne, dirigé des entreprises françaises et britanniques, mon gendre est anglais, mes petits-enfants franco-anglais et nigériano-béninois, il faut oublier ces fausses divisions. »

À Cotonou, on est convaincu qu’il a accepté le poste de premier ministre pour se présenter en 2016 à la présidentielle. Réponse habile de l’intéressé dans un entretien au Monde Afrique : « Si l’on montre en dix mois que l’on peut faire progresser l’accès à l’électricité, à l’eau, aux soins, à l’éducation (…), alors les gens demanderont que l’expérience continue et s’amplifie. Je vois nombre de bons présidentiables qui pourront poursuivre. Je n’ai pas d’amour-propre de candidat, je n’ai pas d’ego de président. »

Les interlocuteurs parisiens, avant de raccrocher, ont presque tous eu cette phrase : « On lui souhaite bonne chance. »

Feature

Bâtisseur. Ce milliardaire nigérian de 52 ans incarne la nouvelle Afrique entre business et Philanthropie.

Son credo : L’Afrique a besoin d’investissement et d’entrepreneurs.

Bâtisseur. Ce milliardaire nigérian de 52 ans incarne la nouvelle Afrique entre business et Philanthropie.Son credo : L’Afrique a besoin d’investissement et d’entrepreneurs.

Hôtel PENINSULA, 16è arrondissement de Paris ; Après moult précautions de son staff, le voilà qui arrive, démarche décidée, costume noir parfaitement taillé, chemise blanche barrée de son éternelle cravate rouge, elle-même assortie aux chaussettes, sans compter les boutonnières de manchette, rouges elles aussi, c’est sa marque de fabrique, aussi énigmatique que l’éternelle pochette blanche crantée qu’il porte.Tony ONYEMAECHI ELUMELU, est cet homme d’affaires qui règne sur le « Heir Holding », un conglomérat de sociétés présentes dans la banque, l’immobilier, l’hôtellerie, l’énergie, l’agro-industrie et la finance. Ce patrimoine estimé à 1 milliard de dollars, selon Forbes, le place au 31ème rang des fortunes sur le continent Africain.Plusieurs fois reçu à la Maison Blanche, il est souvent aux côtés du président nigérian MOHAMMADU Buhari dans ses déplacements.

Hormis son compte en banque, cet homme issu d’une famille modeste de l’ethnie Ibo, porte une nouvelle vision de l’Afrique : En 2010, il rédige un manifeste sur l’Africapitalismeun, concept de son invention qui prône l’engagement du secteur privé dans la transformation économique de l’Afrique à travers des investissements de long terme. « Il faut cesser de ne voir notre continent qu’à travers la famine, la guerre ou le sida. L’Afrique d’aujourd’hui est composée d’entrepreneurs, des personnes qui ont des idées brillantes pour changer notre vie, mais elles manquent de moyens pour les mettre en oeuvre. Nous devons leur offrir une chance », précise-t-il.L’Afrique est le continent de l’avenir, et Tony voit dans entrepreneuriat et l’innovation des moyens de réussite pour l’Afrique, une manière de s’opposer au paradigme de la centralisation et du contrôle étatique propres à ceux que l’économiste nomme les Hippopotames et qui a été la norme depuis la décolonisation.

Il a grandi à Jos, une ville marquée par des attaques de Boko Haram, mais pour sa famille, l’éducation a été une priorité ; Avec un bachelor et un master en économie de l’Université de Lagos, Tony suivra un programme de ménagement à la Harvard Business School.

Sa carrière démarre à 21 ans à l’Union Bank of Nigeria, puis chez All States Trust Bank ; En 1997 il convainc un groupe d’investisseurs de renflouer la Crystal Bank qui durant près de cinq ans va prendre place dans le top 5 des banques nigérianes. Il va occasionner la fusion de Crystal Bank avec United Bank for Africa, opération réussie, ce groupe bancaire est présent dans 20 Pays avec un millier d’agences.

Fasciné par l’histoire du groupe Tata en Inde, il va racheter Transnational Corporation of Nigeria, le plus important conglomérat du Pays et investir dans l’agro-industrie, un secteur clé pour le Nigeria. Un de ses modèles est Bill Gates dont Il s’est inspiré en créant la Fondation Tony Elumelu.

Événements à Venir

Aucun évènement dans le calendrier
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31

Nous et Facebook (2)